Désolé ! Ce long silence n’est pas de mon fait, mais impossible de se connecter à Internet toutes ces dernières semaines !
Entre temps nous avons mis la dernière main à la remise en état du campement, ouvert l’essentiel des pistes et reçus les premiers clients. Les gardes étrennent leurs tenues neuves et nous avons enfin trié sur le volet les plus aptes à accompagner les clients. L’arrivée de Catherine, bénévole du chapitre « tourisme solidaire », qui nous accompagnera trois mois durant pour compléter leur formation et apporter un peu de sang neuf dans nos actions de sensibilisation auprès des écoles de la périphérie du Parc devrait encore améliorer le niveau de l’accompagnement.
Noël est déjà derrière nous, et la fête fut réussie… Malgré les difficultés d’approvisionnement grandissantes à Garoua, Maï a relevé le défi d’une main de maître ! Au menu de ces deux fêtes :
Coktail et amuses bouche
Velouté de Potimarron au Foie Gras
Feuilleté de Cuisse de grenouille au Gewurztraminer
Gigue de Cobe au Miel et aux pignons de pins
Fromage maison
Bavarois aux fruits sur coulis de mangue
Citronelle et Petites douceurs…
Avec 11° au petit matin, les cadeaux au pied du sapin, un vrai Noël que les clients ont su apprécier à sa juste valeur, quelque part en brousse, au bout du monde …
Mon cadeau de Noël à moi, a été d’observer un troupeau d’une dizaine d’éléphants traverser le Mayo devant le camp, au petit jour.
Les buffles et les lions aussi étaient au rendez vous des premiers clients, ainsi qu’une panthère, tranquillement observée au bord de la piste à l’aller comme au retour par une famille ravie…
Les élands et les girafes ont été vus malgré les feux de brousse qui battent leur plein en cette période… Bref tout cela s’annonce assez bien pour la nouvelle année qu’il ne nous reste plus qu’à accueillir en fanfare, et que nous vous souhaitons à tous pleine de bonheur et de joies !
Un joli coup aussi pour Dominique avec un capitaine de 24kg à la Mare de Léo qui, il y a quatre ans, était un haut lieu du braconnage et avait été empoisonnée! (cf blog). Comme les éléphants dans le Mayo devant le campement en plein jour, les lions de plus en plus effrontés à proximité du camp, cela nous réconforte et montre qu’avec un peu de persévérance et beaucoup de volonté, on y arrive !!!
L’équipe de Boubandjida vous souhaite à tous une excellente Année 2010
Nous sommes de retour de notre première visite au Campement. Après une équipe de précurseurs chargée de désherber et de combler les plus gros trous dans la piste, j’ai pu accéder le 04 novembre au campement, pour une première visite et une première livraison. Pas trop de mauvaises surprises, heureusement. La piste d’accès est « passable », le campement n’a pas subi de grosses dégradations durant la saison des pluies, hormis un arbre qui s’est couché sur un boukarou, en perçant le toit. Pour le reste ça semble OK. L’électricité et l’eau ont été rétablis dans la journée, avec quelques frayeurs du côté de la pompe à eau, qui finalement a accepté de redémarrer…
Après une saison des pluies, le campement semble à l’abandon depuis une décennie! Mais cela ne nous effraie pas, nous savons qu’après un gros ménage, quelques litres de peinture et pas mal d’huile de coude, il n’y paraîtra plus !
En brousse aussi les nouvelles sont plutôt bonnes, mais pour l’heure impossible de se rendre compte de quoi que ce soit; un océan de verdure, d’herbes de trois mètres de haut dans lequel même un éléphant ne peut se voir.
Je m’empresse d’ouvrir la piste qui mène au Nord du Parc, marquant « mon » territoire de quelques odeurs nauséabondes de gazole et de quelques traces de roues, histoire de faire savoir que nous sommes de retour, ce que le premier braconnier éventuellement de passage ne manquera de colporter….
Dans la seconde journée survol des militaires de Garoua en ULM, qui me rassurent également ne voir aucune trace d’activité humaine alentour…
Un rapide état des lieux et retour sur Garoua, sans oublier l’incontournable embourbement…
Dans quelques jours nous y retournerons, parés pour le grand chantier !

Voilà, les « vacances » sont finies…
La saison des pluies s’achève et nous nous apprêtons à un nouveau départ, plein d’espoirs et plein d’angoisses !
Quelques nouveautés au programme, comme ce nouveau site web qui nous l’espérons traduit notre volonté d’aller de l’avant…
La venue annoncée aussi de Nicolas Gruaud, caméraman et réalisateur, pour un film sur Boubandjida, la venue de deux volontaires pour nous assister dans nos actions en faveur du Parc et des populations…
Nous vous espérons nombreux pour suivre sur ce nouveau site les actualités du Parc, et vous accueillir plus nombreux encore chez nous, en brousse, à Boubandjida !
Et voilà la saison est bouclé, le campement aussi. Les quelques grosses pluies du début mai ont précipité les choses et nous nous sommes donc contenté de faire les bagages, tranquillement … J’en profite pour reprendre quelques petites formations, retravailler et remettre la cartographie des pistes à jour avec l’aide précieuse d’Alain, qui passe quelques jours avec nous en fin de mois.
C’est aussi l’heure de la sensibilisation, des actions en faveur des populations…
Nous recevons aussi avec le conservateur, les directeurs des écoles de brousse sur lesquels nous comptons appuyer nos efforts de sensibilisation en direction des écoles et de la jeunesse. Sollicités pour nous dresser le tableau de leurs besoins, nous croulons bientôt sous les demandes d’aides, sans aucun rapport avec les moyens sont nous disposons! Évident! Au final, nous retenons quelques actions qui nous semblent prioritaires, comme la mise à disposition de livres de classe, dont l’essentiel des élèves est dépourvu, et la fourniture progressive de tables et bancs pour les plus déshéritées des écoles. Certaines écoles ne sont rien de plus qu’un toit de chaume, avec en guise de siège un tronc ou des pierres.
Nous essayons également de procurer des actes de naissances aux enfants qui en sont dépourvus et qui se voient de ce fait empêchés d’accéder aux classes supérieures. L’idée est de permettre aux plus nécessiteux de pouvoir accéder à la connaissance. Une liste de 200 noms nous est produite en quelques jours ! Malheureusement, si l’idée est bonne, elle est vite dévoyée; d’un côté les parents veulent en profiter pour inscrire tous leurs gosses dans l’unique but de réaliser une économie de 2500 FCFA, environ 4 €, prix de l’inscription, et l’on risque de décourager à l’avenir les inscriptions spontanées de ceux qui en ont les moyens.
De l’autre côté, les autorités en charges d’établir les documents traînent la patte et au final l’opération à peu de chance d’aboutir. Tant mieux en réalité.
Je suis partisan de favoriser le mérite et après cette première expérience nous décidons d’un commun accord de récompenser à l’avenir les meilleurs élèves en leur fournissant les livres scolaires indispensables, et en leur organisant l’accès aux examens et cours supérieurs si nécessaire.
Il faut savoir qu’ici posséder un livre de cours, en première classe, vous garanti quasiment d’en posséder un tout au long de votre scolarité, car il s’échange en fin d’année avec le livre de la classe supérieure. Mais les quelques euros nécessaires à cette première acquisition font presque toujours défaut, et rares sont les enfants équipés dans une classe.
Nous recevons aussi les volontaires des » comités de vigilance » que nous avons essayé de former dans les villages alentour. Nous nous montrons très restrictifs, préférant motiver et encadrer les rares gaillards qui nous ont un tant soit peu démontré leur bon vouloir, car à la veille de la réunion, attirés par quelques possibles dons, les vocations spontanées ont afflué. Le conservateur a fait très fermement le ménage en demandant aux convertis de la dernière heure de faire la démonstration de leurs bonnes dispositions d’abord.
Le 20 mai; fête Nationale; nous réitérons le coup de la fête de la jeunesse en organisant le défilé d’un carré de 24 jeunes aux couleurs de Boubandjida, à Tcholliré, chef lieu du département. Les jeunes – tous membres du club nature du lycée de Tcholliré- se voient offrir un Tshirt de Boubandjida, et une collation après le défilé.
L’affaire nous laisse un goût amer, tant la démonstration est faite que, des élèves aux autorités concernées, proviseurs et profs compris, tout le monde ne voit notre opération que comme une distribution gratuite des largesses du grand couillon blanc que je suis.
Distribution dont tout le monde veut profiter, « encadreurs » en tête revendiquant sans honte leur T-shirt ou leur bière, sans que jamais ne transparaisse la moindre interrogation sur les raisons qui nous amènent. N’allez pas croire qu’ils soient nécessiteux ou indigents. Ou alors juste intellectuellement. Mais ne sont ce pas justement ceux en charges de l’éducation ??
Quand on pense qu’en TanzAnie chaque enfant en classe de primaire est amené chaque année dans les parcs, et que l’éducation à la sauvegarde des ressources naturelles est omniprésente..
Cela nous remets les pieds sur terre, et nous ouvre les yeux sur l’immensité du travail qu’il reste à faire!
On comprendra mieux que pour l’heure il est indispensable de continuer de consacrer l’essentiel de nos forces et moyens à la répression, faute de quoi il ne restera rien à montrer aux premiers élèves qui auront l’idée saugrenue de découvrir la brousse un jour. Autant les emmener voir les traces de dinosaures de Managna tout de suite!
Enfin ne soyons pas trop pessimistes, il y a du bon aussi, nous avons un petit noyau dur du côté de Sinassi qui fait du bon boulot, les prémices d’un noyau qui se dessine vers Djibao, et c’est vers eux que vont aller tous nos efforts. Peut être cela donnera il le goût aux autres d’en faire autant, petit à petit;
Nous allons avec eux lancer un peu de reboisement, initier un petit élevage de porc, distribuer des semences sélectionnées…
Nous livrons aussi une barque au campement afin de permettre aux anti-braconniers de visiter plus facilement le nord du parc, car en période de haute eaux, les braconniers se savent étre quasiment intouchables…
Tout cela outille un peu nos gars, mais il reste beaucoup à faire, surtout au niveau des mentalités… rares sont ceux qui se sont appropriés le parc, une dizaine tout au plus.
Pour être honnête il faut dire quand même le progrès réalisé depuis mes premiers jours ici ! la faune à progresser de manière évidente, tant en densité qu’en sérénité, la fréquentation touristique s’est également accrue considérablement, tout comme l’accessibilité , grâce à un réseau de piste à présent entretenu et augmenté, avoisinant 500km.
Bilan somme toutes pas si moche ! si l’on gomme toutes les ombres au tableau …
Pendant l’intersaison, je vous mettrai des photos en ligne et pourquoi pas une gallerie ouverte aux contributions de nos clients? (si on me dit comment faire !)
Bref passage à Garoua…fin avril, le temps file… depuis le 6, c’est à dire très tôt, nous goûtons aux joies de la pluie : chaleur moite précipitation et gadoue… Bon ce n’est pas encore bien méchant mais il faudra dorénavant compter avec la pluie lors de nos sorties. La première quinzaine du mois est occupée à guider un safari photo, un vrai, avec des clients venus de France, En première mi-temps énormément de faune, un peu moins ensuite, car à la première pluie, tout reverdi en trois jours et les animaux se dispersent, trouvant partout nourriture et eau…. N’empêche un très bon résultat avec beaucoup d’observations et de très bons moments passés ensemble. Merci à eux !
Un peu plus tard, petit safari pêche avec là encore de très bon résultats, faits par de vrais pêcheurs, capitaine de
35 kg fait dans le point d’eau devant le camp, et pas mal de capture à Léo et Babassara….
Une chute mémorable dans les rochers de Babassara vaut quelques points de suture à l’intrépide pêcheur, de quoi faire un souvenir durable de son passage chez nous !
Avec le début des pluies le personnel piaffe d’impatience pour s’atteler au travaux des champs , et nous louchons vers la fin de saison. Encore un mois à tenir tout ce petit monde au cours du quel nous ne verrons sûrement pas beaucoup de clients : les résidents louchent déjà sur les congés d’été et seuls quelques âmes en errance viendront jusqu’à nous.
Il est prévu que nous profitions de cette accalmie pour mener une formation pour l’antibraconnage
Par ailleurs, une première réunion a eu lieu entre les représentants des populations et nous (conservateur, ZIC 11,20, 23, 25) afin de faire connaissance et trouver des solutions ensemble à tous nos problèmes … et ils sont nombreux…Limites, pastoralisme sauvage, braconnage, pêche, empoisonnement des eaux, orpaillage, coupe de bois….
Pas gagné !
Mais au moins il y a un début de concertation ce qui est mieux que la confrontation !
On verra ou tout cela nous mène.
En attendant , j’y retourne

Les festivités du 11 février auxquelles nous avons donc contribué dans le secteur ont été un grand succès aux dires de tous. Défilés et jeux avec au final la remise de cadeaux; fournitures scolaires , T-shirts et petit encas, pour l’essentiel.
La présence des représentants de Boubandjida a été remarquée et nous apporte une entrée en matière pour initier des actions de sensibilisation en direction des écoles. Les gamins arboraient avec fierté le Tshirt de Boubandjida portant le slogan « Fiers de notre faune » slogan dont j’espère faire un jour une réalité qui gagerai je crois d’un avenir plus serein pour le Parc. J’envisage de recevoir quelques enseignants d’ici la fin de saison, comme je l’ai fait pour les magistrats l’an dernier, pour leur permettre d’accéder à une meilleure connaissance de ce milieu qu’ils ignorent avec souvent un certain mépris. Peut être cela les incitera à voir d’un autre œil tout nos efforts qui ne sont pour l’heure surtout perçus par les adultes que comme la distribution de cadeaux…
Pour suivre, les congés scolaires dans les écoles françaises du Cameroun nous valent une deuxième moitié de février plutôt chargée… A la veille desquelles le groupe électrogène choisi de tomber en carafe, moteur serré après la rupture d’une conduite d’huile…
Datant de 1982, il n’aura guère connu d’entretien au cours de sa longue carrière, mais c’est sur moi que ça fini par tomber, moi qui lui manifeste tant d’attention! Quelle ingratitude ! Par chance je réussi à trouver un groupe de remplacement grâce à Cami Toyota, sans quoi nous n’aurions eu ni eu ni bière glacée pendant cette période d’affluence! Les frigos eux travaillent au gaz et nous ne sommes pas pénalisés pour la cuisine.
Par chance aussi, j’avais anticipé et dispose de tout le nécessaire pour refaire le moteur, mais il n’en faut pas moins le porter à Garoua, et en profiter pour donner un coup de neuf à l’ensemble, réviser le générateur, etc.
Quoi qu’il arrive ça n’en restera pas moins un vieux clou, et il serait sage que j’ai du matériel de remplacement… j’aimerais aussi m’équiper en équipement frigorifiques solaires, mais tout cela n’est guère accessible ici et mon budget n’est pas à la hauteur je crains…
En brousse nos visiteurs sont satisfaits de voir de nombreux éléphants, les élands, les buffles… Si les lions se font plus rares en ce début de période de chaleur nous en voyons quelques uns malgré tout et plusieurs panthères ont été observées en des secteurs différents du parc ce qui est de bon augure, tant pour nous que pour la faune !
Au campement Maï s’investit avec bonheur dans la cuisine pour le plaisir de tous, d’autant qu’à présent elle prend des cours qu’elle s’emploie à mettre en application… Sûr qu’on est la meilleure table a des km à la ronde !
Pour ce début du mois de mars, il est prévu que nous fassions une petite formation à l’accompagnement des clients, ce qui devrait être grandement profitable à tous !….
























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